Quels sont les moteurs Peugeot qui ont des problèmes ?

Quels sont les moteurs à éviter chez Peugeot ?

Article mis à jour le 20 février 2026

Vous cherchez une Peugeot d’occasion et vous voulez savoir quels moteurs éviter absolument ? Vous avez bien raison de poser la question avant de signer. Depuis 2014, plusieurs motorisations de la marque au lion ont cumulé des problèmes de fiabilité documentés, des rappels en série et des factures qui dépassent parfois la valeur du véhicule. La situation a atteint un point critique en 2024 avec le rappel de 636 000 véhicules équipés du 1.5 BlueHDi et de nouveaux rappels sur le 1.2 PureTech en février 2025 pour des buses de refroidissement défectueuses pouvant provoquer des fuites d’huile et des risques d’incendie. Ce guide passe en revue les six motorisations les plus problématiques, avec leurs défauts connus, les modèles concernés et ce que ça vous coûtera concrètement si vous tombez dessus.

En bref

Le 1.2 PureTech produit avant juin 2022 est le moteur qui concentre le plus de problèmes : sa courroie de distribution immergée dans l’huile se dégrade prématurément et peut détruire le moteur entier. Le 1.6 HDi est tristement célèbre pour ses turbos fragiles et ses injecteurs qui lâchent avant 100 000 km. Le 1.5 BlueHDi première génération souffre d’une chaîne de distribution fragile et d’un système d’injection capricieux. Le 1.6 THP, fruit d’une collaboration PSA-BMW, cumule les problèmes de chaîne de distribution et d’encrassement des soupapes. Le 2.0 BlueHDi d’avant 2020 est sujet aux joints de culasse défaillants et à un FAP très capricieux en ville. Enfin, le 1.4 HDi est simplement trop faible pour les véhicules qu’il équipe et finit par mourir d’épuisement avant l’heure.

Pour tout achat d’occasion, exigez systématiquement le carnet d’entretien complet, une valise de diagnostic et les preuves que les rappels constructeur ont bien été effectués. Stellantis a mis en place en janvier 2025 une plateforme d’indemnisation pour les clients ayant eu des frais liés au PureTech entre 2022 et 2024 et une garantie étendue de 10 ans ou 175 000 km couvre gratuitement les véhicules produits entre 2014 et juin 2022.

Le 1.2 PureTech : le défaut de conception qui a tout cassé

Le 1.2 PureTech est le moteur qui a le plus terni la réputation de Peugeot ces dernières années. Sur le papier, ce trois cylindres turbo essence semblait être une excellente idée : compact, léger, primé plusieurs fois pour son innovation technologique. En pratique, il s’est révélé être un véritable piège pour des milliers de propriétaires.

Le problème vient d’une décision de conception : PSA a choisi d’immerger la courroie de distribution dans l’huile moteur, une technique censée améliorer la longévité et réduire les nuisances sonores. Sauf que cette courroie en caoutchouc réagit mal au contact prolongé avec l’huile contaminée par du carburant. Elle se dégrade prématurément et libère des débris microscopiques qui finissent par obstruer la crépine de la pompe à huile. Résultat : une chute de la pression d’huile, une lubrification défaillante et dans les cas les plus graves, une casse moteur complète.

Les symptômes à surveiller sont une surconsommation d’huile pouvant atteindre un litre pour 1 000 km, des cliquetis inhabituels au démarrage, une perte de puissance progressive et un durcissement anormal de la pédale de frein lié à l’obstruction de la pompe à vide. Ce dernier point est particulièrement dangereux car il touche directement la sécurité du freinage.

Les modèles concernés sont nombreux : Peugeot 208, 2008, 308 et 3008 équipés des versions 100, 110 et 130 chevaux produits avant juin 2022. En février 2025, un nouveau rappel a touché 68 000 véhicules supplémentaires pour des buses de refroidissement défectueuses. Si vous envisagez l’achat d’un de ces modèles, vérifiez impérativement que la courroie a été remplacée tous les 60 000 km maximum et exigez un rapport d’usure établi chez un concessionnaire Peugeot. Les PureTech produits après juin 2022 intègrent une chaîne métallique en remplacement de la courroie humide et présentent une fiabilité nettement améliorée.

Le coût d’une réparation sur ce moteur peut rapidement dépasser 3 000 à 5 000 euros selon l’état des dégâts. Dans les cas de casse moteur avérée, la facture peut atteindre ou dépasser la valeur du véhicule.

Le 1.6 HDi : le diesel le plus répandu et le plus problématique

Le 1.6 HDi, aussi connu sous le nom de code DV6, est l’un des moteurs les plus répandus de l’histoire de Peugeot. On le trouve dans les 206, 207, 307, 308, 3008, Partner et même dans des modèles Citroën et Ford de la même époque. Ce succès commercial s’est malheureusement accompagné d’une réputation mécanique désastreuse.

Le premier problème est le turbo. Il est connu pour casser prématurément, souvent avant 100 000 km, même avec un entretien rigoureux. Les causes sont multiples : un retour d’huile défaillant entraîne une accumulation de suie dans le turbo et accélère son usure. Des propriétaires ont rapporté avoir changé deux turbos en moins de trois ans sur leur 207 HDi, malgré des vidanges effectuées dans les règles. La facture pour un remplacement de turbo oscille entre 2 000 et 4 000 euros.

Le deuxième problème concerne les injecteurs. Ils lâchent fréquemment avant les 100 000 km et leur remplacement représente une dépense significative. Dans certains cas, des problèmes d’injection entraînent une production de limaille de fer qui contamine l’ensemble du circuit et nécessite une réfection complète du moteur.

La vanne EGR est un autre point faible récurrent. Son encrassement progressif provoque une perte de puissance, une augmentation de la consommation et peut endommager le moteur si le problème n’est pas traité rapidement. Le filtre à particules s’encrasse également très vite, surtout sur les véhicules utilisés principalement en ville avec des trajets courts qui ne permettent pas la régénération automatique.

Si vous ne pouvez pas éviter ce moteur, les versions antérieures à 2015 sont les plus risquées. Privilégiez absolument un carnet d’entretien complet et irréprochable et faites effectuer un diagnostic FAP avant tout achat.

Le 1.5 BlueHDi : les promesses non tenues d’une nouvelle génération

Introduit en 2017 sur la Peugeot 308 de deuxième génération, le 1.5 BlueHDi était présenté comme le successeur moderne et fiable du 1.6 HDi. Les premières années ont rapidement douché les espoirs, au point de provoquer un rappel massif de 636 000 véhicules en 2024.

La chaîne de distribution est le premier talon d’Achille de ce moteur. La liaison entre les deux arbres à cames s’est révélée beaucoup plus fragile que prévu. Une rupture de chaîne entraîne des dommages catastrophiques pour le moteur et nécessite souvent un remplacement complet, pour une facture qui peut dépasser 6 000 euros.

Le système d’injection pose également problème. Des cas de grippage ont été signalés, générant de la limaille de fer dans le circuit d’huile. Les symptômes les plus fréquents sont un moteur qui broute au démarrage à froid et un fonctionnement irrégulier par saccades qui persiste parfois même après le réchauffement complet du moteur. Ces signes pointent généralement vers une pression insuffisante dans la rampe d’injection, causée par l’usure prématurée des composants.

Les versions postérieures à 2020 ont bénéficié de corrections et présentent un bilan nettement meilleur. Si vous visez un 1.5 BlueHDi, restez sur les millésimes récents avec un historique d’entretien documenté et vérifiez que le rappel de 2024 a bien été pris en charge.

Le 1.6 THP : le moteur sportif au bilan catastrophique

Le 1.6 THP est né d’une collaboration entre PSA et BMW. Monté sur les Peugeot RCZ, 308 GT et 3008 première génération, il promettait les sensations d’un vrai moteur sportif avec turbo et injection directe. Son bilan de fiabilité est pourtant l’un des pires de la gamme.

La chaîne de distribution est le problème numéro un. Elle se détend anormalement vite et peut sauter, causant des dommages irréparables au moteur. Un bruit métallique caractéristique au démarrage est le signe avant-coureur à ne surtout pas ignorer. L’encrassement des soupapes d’admission est le second défaut majeur : sans injection d’essence sur les parois des soupapes pour les nettoyer, le dépôt de calamine s’accumule progressivement et finit par perturber sérieusement l’alimentation du moteur.

Ce moteur a également équipé des Mini Cooper de la même époque, ce qui a multiplié le nombre de propriétaires concernés et les retours d’expérience négatifs. Avant tout achat d’un véhicule équipé de ce bloc, faites vérifier la tension de la chaîne, l’état des soupapes et l’historique d’entretien complet. Sans ces garanties, passez votre chemin.

Le 2.0 BlueHDi : le diesel haut de gamme aux joints défaillants

Le 2.0 BlueHDi devait incarner la nouvelle génération de diesel propre et puissant chez Peugeot. Les versions produites avant 2020 ont malheureusement souffert de problèmes récurrents qui ont plombé sa réputation, notamment sur les modèles 2015-2017.

Les joints de culasse sont le défaut le plus documenté. Leur défaillance est favorisée par un problème de circulation du liquide de refroidissement qui provoque des surchauffes répétées. La facture pour refaire un haut moteur oscille entre 1 500 et 3 000 euros. Le filtre à particules est également très capricieux sur ce moteur en usage urbain et nécessite des régénérations fréquentes qui peuvent à terme endommager l’huile moteur et le joint de culasse.

Les versions postérieures à 2020 ont été significativement améliorées. Si vous visez ce moteur pour sa puissance et son couple, optez impérativement pour les millésimes récents et demandez toujours un diagnostic FAP avant signature.

Le 1.4 HDi : trop petit pour durer

Le 1.4 HDi est un petit diesel qui a équipé des modèles comme la Peugeot 206, 207 et 208 ainsi que la Citroën C3. Sa consommation modeste le rendait attrayant sur le papier. En pratique, il souffre d’un problème fondamental : il est simplement trop faible pour les véhicules qu’il motorise.

Constamment sollicité à haut régime pour maintenir une vitesse normale, il use prématurément ses composants mécaniques, notamment l’embrayage et la pompe à injection. Les démarrages difficiles par temps froid sont fréquents et l’absence de couple suffisant le pousse systématiquement dans ses retranchements. Plusieurs mécaniciens décrivent ce moteur comme un bloc qui finit par mourir d’épuisement. Peu de ces motorisations dépassent 150 000 km sans nécessiter une intervention majeure.

FAQ — Moteurs à éviter chez Peugeot

Quel est le moteur Peugeot le plus fiable en 2025 ?

Le 2.0 HDi 90 ou 110 chevaux des anciennes générations (sans FAP) est régulièrement cité comme la référence de fiabilité chez Peugeot, avec des kilométrages pouvant dépasser 300 000 km sans problème majeur si l’entretien est suivi. Côté essence, les PureTech produits après juin 2022 avec chaîne métallique montrent un bilan nettement amélioré par rapport aux générations précédentes.

Le 1.2 PureTech a-t-il été corrigé ?

Oui. Depuis juin 2022, Stellantis a remplacé la courroie de distribution humide par une chaîne métallique sur les nouveaux PureTech. Les véhicules produits après cette date présentent une fiabilité significativement meilleure. Les anciens modèles bénéficient d’une garantie étendue de 10 ans ou 175 000 km à condition d’avoir été entretenus conformément aux préconisations.

Peut-on faire confiance au 1.5 BlueHDi après le rappel de 2024 ?

Les véhicules ayant fait l’objet du rappel et des corrections nécessaires sont globalement plus fiables. Les versions postérieures à 2020 ont bénéficié d’améliorations supplémentaires. L’essentiel est de vérifier que le rappel a bien été pris en charge et que le carnet d’entretien ne montre aucune lacune.

Comment savoir si un rappel constructeur a été effectué sur un véhicule ?

Il suffit de fournir le numéro VIN du véhicule et de contacter directement le service client Peugeot ou de consulter le site du ministère chargé de l’industrie qui répertorie les rappels officiels. Un concessionnaire Peugeot peut également effectuer cette vérification gratuitement.

Le 1.6 HDi est-il vraiment à fuir ou peut-on en acheter un bien entretenu ?

Un 1.6 HDi avec un carnet d’entretien impeccable, des vidanges régulières et un kilométrage raisonnable peut encore être un achat correct. Le problème est que ce moteur pardonne très peu les approximations d’entretien. Sans garanties solides sur son historique, le risque financier est élevé, notamment à cause des turbos et des injecteurs qui peuvent lâcher sans prévenir.

Existe-t-il des recours si mon moteur PureTech a été endommagé avant le rappel ?

Stellantis a ouvert en janvier 2025 une plateforme d’indemnisation pour les propriétaires ayant subi des frais liés aux défauts du PureTech entre 2022 et 2024. Des recours collectifs ont également été engagés dans plusieurs pays européens. Il est conseillé de conserver toutes les factures de réparation liées à ce moteur pour faire valoir vos droits.

Faut-il éviter toutes les Peugeot ou seulement certains moteurs ?

Peugeot reste un constructeur avec une gamme diversifiée et certaines motorisations sont solides. Ce sont des moteurs spécifiques sur des périodes de production précises qui posent problème, pas l’ensemble de la gamme. Un acheteur bien informé peut tout à fait trouver une Peugeot fiable en évitant les blocs et millésimes à risque listés dans ce guide.

4 réflexions sur “Quels sont les moteurs Peugeot qui ont des problèmes ?”

  1. J’aimerais savoir si ma 208 peugeot à fait l’objet d’un rappel sachant que je l’ai achetée d’occasion chez peugeot falaise et que l’on m’a caché lors de la vente que c’était un moteur pureteck 100ch
    Je l’a appris sur internet par des messages de gens qui avaient des pbs 3 mois après l’avoir achetée , le directeur mr vadrot l’a dit que ma voiture n’était pas concernée no immatriculation FP-678-AD merci de me tenir au courant

    1. Bonjour,

      Afin de savoir si votre Peugeot a fait l’objet d’un rappel, vous devez fournir le VIN et contacter Peugeot qui pourront vous donner toutes les informations nécessaires sur votre véhicule.
      Bien cordialement

  2. Bonjour je suis sur le point d’acheter un Peugeot partenaire de 2014 1,6 l HDi 92 cv tepee pouvez-vous me renseigner sur cet achat merci

    1. Bonjour,

      Le Peugeot Partner Tepee 1.6 HDi 92 ch de 2014 présente certains problèmes potentiels qu’il est important de connaître avant achat. Tout d’abord, une usure prématurée des pneus a été signalée, nécessitant parfois leur remplacement dès 30 000 à 45 000 km.
      Des bruits de suspension, notamment des claquements au niveau des amortisseurs, sont également fréquents, souvent causés par un mauvais centrage des ressorts ou un défaut de conception.
      Par ailleurs, des soucis d’injection peuvent survenir, tels que des fuites au niveau des joints ou des injecteurs grippés. Enfin, le moteur peut s’encrasser, particulièrement lors d’un usage urbain, ce qui entraîne une perte de puissance et des difficultés de démarrage. Il est donc essentiel de vérifier ces points avant de conclure l’achat.

      Bien cordialement

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